mercredi 27 février 2008

Paris de Klapisch


Année prolixe pour la musique de films: après le dernier Assayas, la dernière révérence de Jean-Pierre Cassel, et de nombreux courts métrages et documentaires (dont le Fairy Tale de Lee Sullivan mis en musique par Vincent Chaintrier), le studio fut mis à contribution -avec Benoit Delbecq au piano- pour le dernier film de Klapisch, actuellement sur les écrans.

lundi 11 février 2008

Blandine Rannou


Nous avons accueilli Blandine Rannou avec le label Zig-Zag pour des pièces transcrites au clavecin de Forqueray. J'ai déjà parlé de ce très beau label dans mon blog et de l'amitié qui nous lie avec Franck, Sylvie et Alban. Nous avons passé dix jours ensemble autour d'une musique grave et intérieure et d'une musicienne qui, en sus d'être une grande dame du clavecin est aussi une très belle personne.
[Edit] Oh joie, j'apprends à l'instant que le disque vient de recevoir un diapason d'or. Chapeau bas Madame.

jeudi 7 février 2008

Free Jazz Art by Jacques Coursil

Coup de fil pressé de Bruno Guermonprez qui travaille avec Patrick Votan et Daniel Richard chez la grande maison Universal Jazz, label que je n'avais vu dans nos studios depuis quelques mois: il s'agit d'enregistrer Sunny Murray, Bobby Few et Alan Silva (rien que ça!) avant fin janvier sous la direction musicale de Jacques Coursil qui passera lui-même devant les micros. Je m'attendais à une telle session d'anthologie avec ces légendes du jazz, sauf que... ils n'ont pas joué ensemble! A l'image de son parcours (musicien, docteur en liguistique et informatique), Jacques veut unifier dans cet album les différents parcours et approches qu'il a exploré dans l'espace de la musique atonale. Les ingrédients en sont l'improvisation, l'annihilation de toute forme de mélodie ou rythme, la recherche de la résonnance intérieure, des textures. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de reproduire ici le brief qu'il a adressé aux musiciens avant leur performance:

'The main musical concept of the piece is "destructuration" of forms, tonal harmony, and rythms. The destructuration concept is highly emotional. As an image, it sounds like an artist fighting against a hyperstructured world, towards a freedom that cannot be totally achieved - a nightmare struggle against a giant hydra.'

Pour un ingénieur du son, c'est un très grand plaisir de pouvoir travailler ainsi la matière sonore, mon interaction intuitive avec ces sons -bien que dirigée- faisait intégralement partie de la démarche d'improvisation. Je ne m'attarderai pas non plus sur les riches conversations que nous avons eues sur le rôle et les formes du langage. Jacques est cultivé et passionnant. L'assemblage de la matière sonore que nous avons capturé et mixé sur la NEVE sera réalisé dans les prochains mois.

L'arrière grand-père de St Exupéry

Nous avons à présent monté et mixé le disque d'Emmanuel de Fonscolombe dont j'ai parlé précédemment dans ce blog. Une très belle distribution, avec Anna-Maria Panzarella (soprano), Mario Hacquard (baryton), Maria Belooussova (piano) et Frédéric Deville (violoncelle) au service d'une musique délicate et tendre. C'est un beau disque, qui est à présent disponible chez Hybrid'Music. Nous reparlerons prochainement de ce label qui se lance dans la musique classique dans une approche intelligente qui tient compte des réalités de la musique enregistrée.
Pour le plaisir des yeux, je ne résiste pas à placer ici la pochette du disque.

Bonne écoute!

mardi 27 novembre 2007

Silences... pour piano solo

J'avais déjà mentionné sur ce blog un enregistrement co-produit avec Jacques-Emmanuel Rousselon. J'ai plaisir à annoncer que le disque est à présent disponible, avec un tirage initial de 3000 exemplaires dont 1500 déjà vendus à ce jour.
Jacques-Emmanuel compose pour l'image et pour les artistes qu'il produit (Yerso, Marianne Diaz, etc.). Je préfère lui laisser la parole en plaçant ici la dédicace de son disque.

"Jusqu'à Silences, je n’avais jamais enregistré aucune de mes improvisations au piano, les considérant comme une simple récréation qui ne méritait pas une attention particulière… Ce n’est qu’en 2006, alors que mon père est en phase terminale d’une longue maladie, que j’éprouve le besoin urgent de fixer sur la bande ces compositions instantanées dont, au fil des ans, je m’étais fait le spécialiste sans en avoir vraiment conscience…
Pour ce passage à l’acte, il me fallait trouver un endroit propice à ce type d’expérience périlleuse. Par chance, un ami vient d’acquérir le studio d’enregistrement de mes rèves : spacieux, baignant dans la lumière du jour avec vue sur la nature depuis le siège d’un piano de concert Fazioli…
Une date d’enregistrement est fixée, en espérant que quelque chose se produise. Survient alors un jaillissement littéral d’une quinzaine de morceaux, improvisés sur place dans un état proche de la transe" JE Rousselon

Les premières amours d'Alice Willis

L'histoire est belle car elle raconte un retour aux sources. Alice composait des chansons au piano, des chansons à texte, de celles qui laissent des traces car elles parlent des vraies choses, simplement, comme dans le théâtre d'Anouilh. Elle s'est produite dans les plus belles salles de concert, dont l'Olympia, aux côtés de William Sheller. Un jour elle a laissé cette vie derrière elle pour se consacrer à la composition, les musiques de films où elle a rapidement fait sa place et acquis le respect de ses pairs. Il ne m'appartient pas ici de tenter d'expliquer ce revirement dans sa vie, par contre je fus le témoin de ce retour à ses premières amours car Alice est venue au studio livrer une (petite) partie de son répertoire devant mes micros.

Je fus touché, tant par cette musique et ces textes, que par la femme qui doute, qui se questionne sur sa vie, sur ses attentes. Je ne sais pas si le disque de ses chansons sortira finalement au grand jour mais il fait partie de ceux qui marquent un tournant dans une vie de musicien. Alice, si tu me lis, je t'invite à poursuivre cette route, vraiment.

lundi 29 octobre 2007

Mario Hacquard n'oublie pas


Avant de parler de la musique de Mario , laissez-moi juste quelques mots pour témoigner de la tendresse toute personnelle que j'ai pour toute la famille Hacquard. Mario est le fils de Georges et Juliette Hacquard pour lesquels j'ai une très une grande admiration. Georges est un humaniste, homme cultivé, sensible et généreux; il est aussi un meneur d'hommes, qualité qu'il a démontré pendant de nombreuses années comme directeur de l'Ecole Alsacienne, établissement de renom que j'ai eu la chance de fréquenter jusqu'à mon bac. Je ne connais pas toute la vie de Juliette, mais elle était toujours là à ses côtés, avec ses yeux malicieux et cette infinie douceur. Elle écrivait. Elle est partie il y a peu, et elle nous manque. S'il y a un paradis, je sais qu'elle y est. Mario a un frère, Laurent, hautboïste de talent. Premier prix du CNSM, anciennement hautbois solo de l'orchestre Pasdeloup, il a fondé l'ensemble Architecture et Musique. A titre plus personnel il fut mon professeur de hautbois, et m'a donné ces envies de musique. Quelque part, c'est un peu de sa faute si j'en suis là.. La relation prof-élève s'est depuis transformée en amitié sincère.

Mario est baryton et a déjà une discographie assez large, tant en nombre de disques qu'en terme de répertoire couvert. Sans vouloir lui mettre une étiquette (qui d'ailleurs ne collerait pas bien), il aime à faire redécouvrir des partitions oubliées. C'est le cas de ce disque que nous faisons ensemble avec des compositions d'Emmanuel de Fonscolombe, arrière grand-père de St Exupéry, et dont l'enregistrement est une première. De très belles mélodies que nous venons d'enregistrer et que nous allons prochainement mixer et masteriser. Plus au prochain épisode donc.

Bien à vous

mardi 25 septembre 2007

Musique de film: le dernier Assayas

Une journée assez planante passée avec Benoit Delbecq au piano, et le bassiste Disco pour la musique du prochain film d'Olivier Assayas. Même sans les images, on était déjà parti ailleurs. Benoit (que je peux à présent qualifié d'habitué et d'ami) est encore arrivé avec ses gommes et ses crayons pour les mettre dans notre Fazioli... Sueurs froides puis chaudes évidemment lorsqu'il a débarqué la première fois avec son attirail, surtout que je connaissais depuis longtemps ce que Cage et bien d'autres pouvaient faire subir à l'instrument. Rassuré par mon accordeur, j'ai fermé les yeux et me suis contenté de la musique. Je m'en contente toujours d'ailleurs. Evidemment, j'espère à présent que le film sera à la hauteur! Sinon le piano n'a pas souffert et se porte bien, merci.

Nouveaux tarifs

Rien de passionnant ici car il s'agit d'argent, mais le monde est ainsi fait... Il n'en reste pas moins que nous avons fini une série d'investissements importants en matériel pour le studio et que nous pouvons adapter nos tarifs en conséquence. C'est une façon de défendre la musique, certaines idées aussi, et de pouvoir montrer que l'on peut offrir un service de qualité à des tarifs raisonnables.

mardi 4 septembre 2007

Fazioli All Stars

En toute modestie et simplicité, il y a unanimité autour de notre piano, un Fazioli de concert F278. Profond dans les graves, un très bel équilibre sur tous les registres et un couplage optimal avec l'acoustique du studio, il est parfaitement adapté pour l'enregistrement et présente une absence totale de dureté. Je profite de cette tribune pour saluer le travail d'accord et d'harmonisation de nos accordeurs attitrés: Vincent et Jean-Michel.
Le piano est passé, entre autres, entre les mains de Bertrand Giraud, Bill Carrothers, Eric Legnini, Boyan Z, Pierre de Bethmann, et fut donc mis à contribution dans de nombreux albums (Vincent Artaud, Dre Palmaerts, Helena Noguerra/Serge Rezvani, Esmilthan, J.E. Rousselon) ou musiques de films (le dernier JP Cassel, Vincent Chaintrier, Stéphane Joly).
En réponse à une demande importante de prises de piano seul (albums solo ou rerecordings), nous proposons à présent une offre tout compris avec ingénieur. Voir sur notre site pour plus de détails.