Tous les ingrédients sont là, il ne reste plus qu'à faire prendre la sauce pour nous redonner envie d'écouter de la musique à la maison. Je veux dire pour de vrai, pas en ramassant les canettes de bière tombées derrière le canapé ou en changeant la littière du chat. Ce qu'il manque, c'est déjà un boitier à raccorder sur la chaine, de la taille d'un lecteur CD. Dans ce boitier, pas grand chose de très compliqué: un bon convertisseur DA (numérique->analogique), un gros disque dur (plusieurs To), une prise RJ45 (accès internet), un base lectrice optique, et le minimum d'électronique pour pouvoir causer avec un smartphone, iPad ou autre TabletPC, voire une télécommande dédiée proposée par le constructeur.
Comment ça marcherait?
1/ De base, la bestiole permettrait déjà de lire tous les horribles MP3, mais aussi de 'ripper' toute ma discothèque. Lorsque j'introduis un CD, la machine me propose d'en faire une copie (compressée sans perte FLAC évidemment) sur le disque local, et va télécharger la pochette sur internet. Un logiciel sympa sur la 'télécommande' (=iPad, TabletPC, smartphone précité) me permet alors de lancer la lecture du disque en qualité optimale car sans les contraintes de lecture temps réel d'un CD, tout en affichant le livret, voire d'autres contenus plus riches que la maison de disque voudra bien associer à l'album, comme un making-of, photos, etc. En soit, c'est déjà une belle convergence entre les avantages de la musique écoutée sur ordinateur (nombre de titres stockés importants, facilité d'accès, possibilité de playlists, d'organiser sa discothèque, etc.) et ceux de la musique écoutée sur une chaine, à savoir principalement la qualité sonore et l'accès à un contenu enrichi type livret (même s'il est dématérialisé).
2/ Ca c'est déjà très bien pour accéder à ma discothèque, mais la machine permettrait aussi d'accéder facilement à de nouvelles musiques. Soit par une démarche forfaitaire, soit en payant à l'unité (titre ou album), j'aurais ainsi moyen de télécharger ou d'écouter en streaming les musiques dont j'aurais payé les droits d'écoute. Si l'industrie du disque se montre enfin pas trop bête, le petit logiciel sus-nommé pourrait être standardisé pour pouvoir tourner sur n'importe quel système d'exploitation. Une sorte d'iTunes, mais enfin ouvert à tout type de fournisseurs de musique. Une autre très bonne nouvelle est que la dématérialisation du support permettra enfin d'ouvrir la haute définition audio (qualité > CD) au grand public. Combien de fois ai-je regretté de ne pas pouvoir livrer un master en HD?...
Qu'est-ce qu'il manque encore?
On a donc tous les ingrédients technologiques: smartphones, iPads ou équivalents, convertisseurs, accès internet, ... donc le fameux boitier sus-décrit. A mon avis, il ne reste plus que l'envie des acteurs du marché pour lancer tout ça. Quelque chose me dit que les premiers à tirer seront les fabricants d'électronique.. Grand naïf je suis, mais je pense qu'on pourra ainsi relancer une industrie de la musique un peu trop morose à mon goût.
Attendez donc encore un peu avant de jeter vos CD... et à dans 2 ans, voire moins si on n'est pas trop cons..
jeudi 10 mars 2011
mardi 22 février 2011
Denis Chouillet en scène
Encore un qui m'énerve: il est cultivé, aime la bonne bouffe, compositeur archi-doué, pianiste, comédien... et en plus il est marrant, sympa et a des amis du même acabit (Nathalie Duong, Vincent Bouchot, ...euh moi?) ... Voilà déjà plusieurs projets que nous avons réalisés ensembles. D'abord un disque qui sera bientôt fini quand ça lui prendra avec le Vincent Bouchot sus-mentionné, compositeur et chanteur de son état dont je souhaiterais aussi parler à l'occasion d'une prochaine bafouille sur ce blog. Mais il est surtout auteur de nombreuses musiques pour la scène dont je serais incapable de faire la liste ici, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas assez d'ego pour faire un site web à sa gloire (ironie à degré multiple évidemment).
Depuis que nous nous connaissons, j'ai entendu de lui une composition originale et débridée sur les Shadocks joué à la Péniche Opéra, une autre pour une pièce très touchante (ben oui, j'ai pleuré) de Lise Martin 'Pablo Zani à l'école' (photo juste à droite) et enfin 'La maladie de la famille M' de Fausto Paravidino jouée au théâtre du Vieux Colombier par la troupe du Français.
Depuis que nous nous connaissons, j'ai entendu de lui une composition originale et débridée sur les Shadocks joué à la Péniche Opéra, une autre pour une pièce très touchante (ben oui, j'ai pleuré) de Lise Martin 'Pablo Zani à l'école' (photo juste à droite) et enfin 'La maladie de la famille M' de Fausto Paravidino jouée au théâtre du Vieux Colombier par la troupe du Français.Je suis fan de son univers: sa musique peut être grave ou joyeuse, souvent hirsute, décalée et atmosphérique n'empêchant pas de bons gros retours sur le plancher des vaches: les méandres et disgressions d'un esprit qui vagabonde.. Vous y ajoutez un soupçon de nonchalance et pas mal de tendresse et vous pourrez commencer à vous faire une idée. Je réalise que mon charabia ne veut pas dire grand-chose, et pourtant, ce sont les images que j'ai en tête, on dira que ça n'engage que moi... Denis est aussi le roi des boucles, je veux parler de ces petites sequences rapides qui se répètent à l'infini créant un effet hypnotique. Pour information, ça marche aussi très bien sur un piano jouet ou un xylo Fischer-Price. On a d'ailleurs un disque à faire ensemble sur le sujet. Enfin, quand ça lui dira...
Hé Denis!... Hips?.... Change rien... :)
Hé Denis!... Hips?.... Change rien... :)
lundi 31 janvier 2011
Musique de films - Nouvelles offres
Conscient que les prestations des studios ne correspondent pas toujours aux besoins spécifiques des productions pour la musique de films, j'ai développé de nouvelles offres financièrement plus pertinentes. Ces offres permettront aussi aux projets modestes (par ex. les courts-métrages) d'accéder à un travail de studio de qualité.
De mon expérience, la qualité du travail tient surtout dans la préparation de la séance avec le compositeur et la production: avant toute chose plonger dans le film, sentir l'atmosphère des différentes séquences puis définir en conséquence les univers sonores à créer (espace, intimité, chaleur, etc.). Viennent après seulement les questions techniques: position des musiciens dans l'espace, nombre de couches de rerecording, préparations des métriques (eg. 15 mesures à 3/4 puis 3 à 7/4, etc.) afin de synchroniser efficament le texte musical et les sessions, mise en place des retours son et images.
Lors de la séance, nous tenons à jour le script des prises, ce qui permet de ré-écouter rapidement les séquences, voire d'effectuer le montage sur le champ dans la mesure du possible.
Une fois la séance de captation terminée, nous pouvons alors réaliser ensemble le travail de montage et de mixage dans le studio de post-production. Cependant certaines productions nous sollicitent uniquement pour la captation, et dans ce cas les exports peuvent être réalisés en différents formats: OMF, AAF, Pro Tools, Sequoia/Samplitude, fichiers consolidés afin d'être lus par la plupart des logiciels audio/video. Les fichiers et le script sont alors transmis au compositeur ou à la production le jour même.
Notre offre de service pour la musique de film se décline comme suit:
Offre Captation + Mixage
Préparation de la séance avec le compositeur et/ou la production
Pré-installation du plateau avant l'arrivée des musiciens
1 service (3h) pour la balance et la captation
5 heures de montage/mixage
Exports
.................................................................... 800€ HT
En option:
Heure de captation supplémentaire...................... 100€ HT
Heure de montage/mixage supplémentaire............. 70€ HT
Location du piano avec un accord....................... 150€ HT
Offre Captation Seule
Préparation de la séance avec le compositeur et/ou la production
Pré-installation du plateau avant l'arrivée des musiciens
1 service (3h) pour la balance et la captation
Exports
..................................................................... 500€ HT
En option:
Heure de captation supplémentaire...................... 100€ HT
Location du piano avec un accord....................... 150€ HT
De mon expérience, la qualité du travail tient surtout dans la préparation de la séance avec le compositeur et la production: avant toute chose plonger dans le film, sentir l'atmosphère des différentes séquences puis définir en conséquence les univers sonores à créer (espace, intimité, chaleur, etc.). Viennent après seulement les questions techniques: position des musiciens dans l'espace, nombre de couches de rerecording, préparations des métriques (eg. 15 mesures à 3/4 puis 3 à 7/4, etc.) afin de synchroniser efficament le texte musical et les sessions, mise en place des retours son et images.
Lors de la séance, nous tenons à jour le script des prises, ce qui permet de ré-écouter rapidement les séquences, voire d'effectuer le montage sur le champ dans la mesure du possible.
Une fois la séance de captation terminée, nous pouvons alors réaliser ensemble le travail de montage et de mixage dans le studio de post-production. Cependant certaines productions nous sollicitent uniquement pour la captation, et dans ce cas les exports peuvent être réalisés en différents formats: OMF, AAF, Pro Tools, Sequoia/Samplitude, fichiers consolidés afin d'être lus par la plupart des logiciels audio/video. Les fichiers et le script sont alors transmis au compositeur ou à la production le jour même.
Notre offre de service pour la musique de film se décline comme suit:
Offre Captation + Mixage
Préparation de la séance avec le compositeur et/ou la production
Pré-installation du plateau avant l'arrivée des musiciens
1 service (3h) pour la balance et la captation
5 heures de montage/mixage
Exports
.................................................................... 800€ HT
En option:
Heure de captation supplémentaire...................... 100€ HT
Heure de montage/mixage supplémentaire............. 70€ HT
Location du piano avec un accord....................... 150€ HT
Offre Captation Seule
Préparation de la séance avec le compositeur et/ou la production
Pré-installation du plateau avant l'arrivée des musiciens
1 service (3h) pour la balance et la captation
Exports
..................................................................... 500€ HT
En option:
Heure de captation supplémentaire...................... 100€ HT
Location du piano avec un accord....................... 150€ HT
vendredi 7 janvier 2011
Les Virtuoses
Frédéric Laroque, violon supersoliste à l'Opéra de Paris
Daniel Vagner, alto solo de l'Orchestre Philharmonique de Radio France
A venir!...
Daniel Vagner, alto solo de l'Orchestre Philharmonique de Radio France
A venir!...
samedi 20 novembre 2010
Sirba aux Champs
lundi 15 novembre 2010
Alexander Müller - Jazz des Balkans
Il faudrait vraiment que je mette en place un système d'écoute d'extraits musicaux sur ce blog, le souci est que l'on est rapidement confronté aux problématiques de droits d'auteurs, même s'il est dans l'intérêt des artistes et des maisons de disques de faire connaître leurs projets. Je vais me renseigner rapidement sur le sujet.Parmi les artistes que j'aimerais vous faire découvrir en avant première, il y a ce projet que je viens de finir avec Alexander Müller, guitariste. Un exemple réussi de métissage entre musique des balkans et jazz, et non pas un mélange des genres suspect sous prétexte d'être dans l'air du temps avec un nouvel album 'crossover'. Il sont venus à cinq en sus d'Alexander : Samuel Leloup (violon), Camille Chapeliere (clarinette), Rob Lavers (sax), Clément Damès (contrebasse) et Hakim Molina (batterie). Une production comme je les aime: sereine, beaucoup de communication et de respect, pas d'histoire d'ego ou de cheffaillon mais plutôt du coeur et une envie de donner et de se faire plaisir. Alexander a une personnalité affirmée et sait vraiment ce qu'il veut mais il sait aussi écouter et se nourrir des contributions de chacun. Et bien sûr, ça s'entend sur le disque.
Nous avons fait un beau travail sur le son, en prenant le temps pour faire les balances, régler les instruments, faire le choix des micros et des préamplis pour trouver la couleur juste. Comme par hasard le mixage fut un vrai bonheur car nous avons vraiment passé la plupart du temps à parler musique, équilibre, couleurs; en somme la partie noble et gratifiante du métier d'ingé son, bien plus que celle qui consiste à se battre avec des timbres blafards ou agressifs, ou contre des toniques et 'repisses' récalcitrantes. Bonheur aussi de passer tout ça dans la console analogique Cadac nouvellement acquise qui m'a permis de trouver le velouté et l'énergie (notions souvent antinomiques en son) qu'Alexander souhaitait donner à son projet. Si vous avez besoin d'être convaincus, écoutez d'abord 'Terkishe', ainsi que 'Marmarosh Blues'; après remettez le disque au début et laissez-vous faire sans toucher à la télécommande..
Une gazelle pas que pour les enfants
vendredi 12 novembre 2010
Tigran Solo

Déjà coutumier des lieux (dernier album de Dhafer Youssef), il était tombé amoureux du piano et est donc revenu pour son album solo. Cinq jours sereins au studio avec Nate Wood -batteur et son ingé son pour l'album, son oncle et Damien de Clerck d'Universal. Je propose quelques beaux micros à Nate et nous tombons d'accord sur une paire de Neumann M149 qui suffiront à restituer la personnalité du Fazioli dont on a retiré le couvercle pour l'occasion. Nate les place très près des cordes, une recherche d'intimité..
Pas de prise de tête ni de cérémonie chez Tigran, ce petit bonhomme dégage de bonnes ondes: il est généreux et souriant dans la vie comme dans sa musique. Il allie une technique époustouflante avec un groove solide et efficace; une qualité de toucher classique (articulation, émission) et des propositions musicales sans esbrouffe ni artifices. Les mélodies sont simples et évidentes et n'arborent aucune prétention. C'est une musique immédiate et qui touche sans se cacher derrière un travail d'harmonisation ostentatoire. On pense à Satie dans 'Rain Shadow' qui ouvre l'album; je vous invite aussi à écouter 'A fable', le titre eponyme et 'Carnaval' l'ovni électronique de l'album...
Tigran est soutenu par la fondation BNP-Paribas ce qui a permis d'organiser le lancement du disque dans leurs impressionnants locaux parisiens. Ce n'était pas gagné de réchauffer ces murs austères, mais au bout de deux morceaux les banquiers (bien reconnaissables dans l'assistance) ont commencé à taper du pied, ça doit vouloir dire quelque chose, non??
Le disque sort prochainement chez Verve. Mention particulière et sincère à Damien, un DA qui travaille avec ses tripes et qui aime vraiment la musique qu'il sert. C'est pas toujours le cas..
Pas de prise de tête ni de cérémonie chez Tigran, ce petit bonhomme dégage de bonnes ondes: il est généreux et souriant dans la vie comme dans sa musique. Il allie une technique époustouflante avec un groove solide et efficace; une qualité de toucher classique (articulation, émission) et des propositions musicales sans esbrouffe ni artifices. Les mélodies sont simples et évidentes et n'arborent aucune prétention. C'est une musique immédiate et qui touche sans se cacher derrière un travail d'harmonisation ostentatoire. On pense à Satie dans 'Rain Shadow' qui ouvre l'album; je vous invite aussi à écouter 'A fable', le titre eponyme et 'Carnaval' l'ovni électronique de l'album...
Tigran est soutenu par la fondation BNP-Paribas ce qui a permis d'organiser le lancement du disque dans leurs impressionnants locaux parisiens. Ce n'était pas gagné de réchauffer ces murs austères, mais au bout de deux morceaux les banquiers (bien reconnaissables dans l'assistance) ont commencé à taper du pied, ça doit vouloir dire quelque chose, non??
Le disque sort prochainement chez Verve. Mention particulière et sincère à Damien, un DA qui travaille avec ses tripes et qui aime vraiment la musique qu'il sert. C'est pas toujours le cas..
mercredi 3 novembre 2010
Les jouets
C'est pas encore Noël, mais je me fais quelques cadeaux. Très bien sauf qu'entre un voyage de 3 mois autour du monde et une console anglaise des années 80, que pensez-vous que votre serviteur a choisi? Sans commentaires svp, on appelle ça la passion, et j'imagine que si vous lisez ces lignes c'est que vous pouvez comprendre...Alors quoi? Et bien oui, elle est bien arrivée du bon côté de la Manche avec ses petites lampes et ses grosses alimentations. Elle s'appelle CADAC Type A et elle travaillait précédemment dans le studio d'un passionné de belles machines (U'r da man Gwyn!). Ces consoles sont moins connues dans le monde du son que des marques comme NEVE, API ou SSL; mais ceux qui les ont approchées savent... Je ne suis pas bon en pub (y'a qu'à voir le look de mes newsletters!), donc j'invite ceux que ça intéresse à google-iser la CADAC pour voir.
Pour vous la faire simple, c'est le parfait compromis (à mon goût évidemment) entre les consoles respectueuses des timbres et de l'air, et celles qui colorent et réchauffent le son à travers de bons gros circuits analogiques. Je me sers du sidecar en enregistrement comme rack de preamplis micros, et de la console principale en mixage. A l'écoute c'est vivant, ça gomme les aspérités et 'fusionne' les instruments, c'est dense, aérien ou gras quand on lui demande. En même temps, y'avait intérêt parce que je serais bien parti en voyage quand même...
A bientôt, pour parler musique la prochaine fois!
Thomas
lundi 14 juin 2010
Pikimup

Dans un style complètement différent des productions habituelles du studio, j'ai plaisir à annoncer les débuts prometteurs d'une collaboration fructueuse avec le label d'électro minimaliste pikimup (http://www.pikimup.com/), sous la baguette électronique de Vix Mergot.
Nous avons défini un protocole de fonctionnement vraiment efficace: Vix arrive au studio avec les pistes séparées des principaux ingrédients du mix (stems), ce qui me permet de les retravailler individuellement, voire de faire des propositions pour enrichir la composition; mon intervention va jusqu'au mastering. C'est du lourd: on pousse fort les machines, je fais quelques EQ violentes dans le grave, les compresseurs s'agitent dans tous les sens, on active quelques distos bien choisies. Les Komri (mes enceintes de monitoring) sont bien sollicitées, ça commence à ventiler devant les boomers et les amplis continuent à dégager une douce chaleur une heure après le départ de Vix...
Quitte à en étonner quelques-uns qui ne connaissent que ma casquette classique et jazz, moi j'aime! Il y a un côté hypnotique, proche de la trance dans cette musique. Dans ma vie précédente, lorsque j'étais à Londres, je guettais la sortie des releases de la série Trancemasters, et sortais dans les club confidentiels de la scène électro anglaise. Comme quoi...
A découvrir donc, lors d'un prochain set live (voir l'agenda sur leur site).
Bonne journée!
Ps: si quelqu'un pouvait faire qq chose pour le soleil...
vendredi 4 juin 2010
Le temps
Je cours après, il gagne toujours. Malgré la crise, nous avons la chance d'accueillir toujours autant de beaux et nombreux projets, et l'aventure continue... Dans le désordre chronologique, tout d'abord un magnifique projet sur la musique des Beatles avec le Travelling Quartet emmené par Anne Gravoin et Mathilde Sternat: 6 arrangeurs pour revisiter les plus belles chansons pour le quatuor à cordes (Anne
Gravoin violon 1, Richard Schmouckler violon 2, Mathilde Sternat Violoncelle, Vincent Pasquier contrebasse). Ca sonne large, ça pulse, un très beau disque en perspective, et une TV à la clé, pardon du peu.. Je ne les présente plus individuellement, ils ont donc acquis leurs lettres de noblesse; et puis maintenant ce sont des amis, donc je ne serais plus crédible à vanter leur valeur...
Gravoin violon 1, Richard Schmouckler violon 2, Mathilde Sternat Violoncelle, Vincent Pasquier contrebasse). Ca sonne large, ça pulse, un très beau disque en perspective, et une TV à la clé, pardon du peu.. Je ne les présente plus individuellement, ils ont donc acquis leurs lettres de noblesse; et puis maintenant ce sont des amis, donc je ne serais plus crédible à vanter leur valeur...Il y a eu aussi une très belle interprétation du Stabat Mater de Vivaldi, du
Salve Regina de Pergolese et d'autres belles pièces baroques dans ce prochain disque du Barok Ensemble (violon solo David Braccini) avec Sébastien Fournier (déjà présenté sur ces ondes!), contre-ténor. Et toujours à l'initiative de Yann Harleaux chez Euromusic, sera bientôt disponible le prochain disque de Bertrand Cervera: le violon nomade, voyage de Bach à Piazzolla avec des pièces à configuration variable. Je sais, ce qui intéresse les gens c'est quand on dit du mal, on casse du
sucre et les assiettes et tout ça, mais j'ai droit de dire que j'ai adoré travailler avec ces deux équipes (Charles Limouse, David Braccini, Bertrand Cervera, et tous les musiciens évidemment).
Salve Regina de Pergolese et d'autres belles pièces baroques dans ce prochain disque du Barok Ensemble (violon solo David Braccini) avec Sébastien Fournier (déjà présenté sur ces ondes!), contre-ténor. Et toujours à l'initiative de Yann Harleaux chez Euromusic, sera bientôt disponible le prochain disque de Bertrand Cervera: le violon nomade, voyage de Bach à Piazzolla avec des pièces à configuration variable. Je sais, ce qui intéresse les gens c'est quand on dit du mal, on casse du
sucre et les assiettes et tout ça, mais j'ai droit de dire que j'ai adoré travailler avec ces deux équipes (Charles Limouse, David Braccini, Bertrand Cervera, et tous les musiciens évidemment).Je continue le voyage musical dans une prochaine émission.
D'ici là, portez-vous bien!
Thomas
lundi 22 mars 2010
J'avoue ne pas comprendre
L'industrie du disque est en crise, voici un scoop qui date de près d'une décennie... Cependant, voir l'inertie et l'absence de réactivité des principaux acteurs du marché face à ce constat m'impressionne particulièrement. Dans toute autre industrie en crise, les rangs se resserent, les attitudes changent, les départements marketing et R&D sont en ébullition pour innover, proposer, tenter de nouvelles voies. En 2-3 ans l'industrie automobile par exemple s'est profondément transformée: les cartes ont été fortement redistribuées, et surtout, l'offre a beaucoup évolué pour tenir compte des réalités d'aujourd'hui (contexte de crise économique, impact écologique, etc.). L'industrie du disque ou -qui plus est- de la musique enregistrée a évidemment beaucoup moins d'inertie de fonctionnement en comparaison avec bien d'autres secteurs d'activité mais, de ma fenêtre en tout cas, elle n'a pas été en mesure de démontrer son agilité.
Facile de critiquer, plus difficile de proposer des solutions intelligentes... Certainement je ne dois rien y comprendre et mon esprit trivial m'empêche vraisemblablement d'appréhender les schémas complexes qui expliquent ce constat... Il n'empêche que je me suis permis d'imaginer ce que pourrait être l'offre musicale d'aujourd'hui; à commencer par une véritable proposition forfaitaire d'accès illimité à TOUTE la musique (license globale). L'abonnement standard proposerait l'accès (=streaming et/ou téléchargement) à des fichiers en qualité moyenne type MP3. J'admets ne pas résoudre la problématique complexe de la redistribution des revenus aux artistes et producteurs, mais du point de vue financier, le prix envisagé -bien que modique- de l'abonnement (voir derniers sondages http://www.musiqueinfo.com/news/bizness/les-internautes-prets-a-depenser-5-mois-pour-la-musique.html?email=contact@sequenza.fr&key=), devrait augmenter très sérieusement les revenus du marché de la musique. Sur un coin de table, je calcule les ordres de grandeur: 19 millions d'abonnés ADSL en France en 2010, un abonné sur 10 opte pour l'offre à 5€ (hypothèse basse, non?), on arrive à près de 120 millions d'Euros de CA par an, soit le quart (le quart!!) du marché du disque physique. No comment, d'autant qu'il ne s'agit pas (plus pour être précis), d'une offre substitutive au CD physique qui va continuer son petit bonhomme de chemin auprès des aficionados, à l'image du vinyle. J'imagine aussi l'émergence de nouvelles offres orientées 'haut de gamme' autour des formats haut débit (qualité égale ou supérieure au CD) proposant optionnellement un support visuel physique.
Si l'on me demande mon avis, je ne crois pas du tout à l'émergence d'un n-ième nouveau support audio substitutif au CD, Blue-Ray par exemple; l'avenir est dématérialisé (streaming ou support informatique local), sauf pour le livret qui garde toute sa valeur d'objet, selon moi toujours... Dans cette offre haut de gamme, je vous invite à regarder ce que font des marques de Hifi comme Linn (dont je suis très fan) en la matière. Intéressant sur le principe, la limte de leur approche est que leur système n'est pas ouvert. Les guéguerres VHS/Betamax sont donc encore d'actualité...
Voilà, c'était juste un message en passant qui ne prétend pas changer la face du monde de la musique; au moins j'aurais juste donné mon avis, même s'il est vraisemblable que je n'aie toujours rien compris...
Bien à vous!
Thomas
Facile de critiquer, plus difficile de proposer des solutions intelligentes... Certainement je ne dois rien y comprendre et mon esprit trivial m'empêche vraisemblablement d'appréhender les schémas complexes qui expliquent ce constat... Il n'empêche que je me suis permis d'imaginer ce que pourrait être l'offre musicale d'aujourd'hui; à commencer par une véritable proposition forfaitaire d'accès illimité à TOUTE la musique (license globale). L'abonnement standard proposerait l'accès (=streaming et/ou téléchargement) à des fichiers en qualité moyenne type MP3. J'admets ne pas résoudre la problématique complexe de la redistribution des revenus aux artistes et producteurs, mais du point de vue financier, le prix envisagé -bien que modique- de l'abonnement (voir derniers sondages http://www.musiqueinfo.com/news/bizness/les-internautes-prets-a-depenser-5-mois-pour-la-musique.html?email=contact@sequenza.fr&key=), devrait augmenter très sérieusement les revenus du marché de la musique. Sur un coin de table, je calcule les ordres de grandeur: 19 millions d'abonnés ADSL en France en 2010, un abonné sur 10 opte pour l'offre à 5€ (hypothèse basse, non?), on arrive à près de 120 millions d'Euros de CA par an, soit le quart (le quart!!) du marché du disque physique. No comment, d'autant qu'il ne s'agit pas (plus pour être précis), d'une offre substitutive au CD physique qui va continuer son petit bonhomme de chemin auprès des aficionados, à l'image du vinyle. J'imagine aussi l'émergence de nouvelles offres orientées 'haut de gamme' autour des formats haut débit (qualité égale ou supérieure au CD) proposant optionnellement un support visuel physique.
Si l'on me demande mon avis, je ne crois pas du tout à l'émergence d'un n-ième nouveau support audio substitutif au CD, Blue-Ray par exemple; l'avenir est dématérialisé (streaming ou support informatique local), sauf pour le livret qui garde toute sa valeur d'objet, selon moi toujours... Dans cette offre haut de gamme, je vous invite à regarder ce que font des marques de Hifi comme Linn (dont je suis très fan) en la matière. Intéressant sur le principe, la limte de leur approche est que leur système n'est pas ouvert. Les guéguerres VHS/Betamax sont donc encore d'actualité...
Voilà, c'était juste un message en passant qui ne prétend pas changer la face du monde de la musique; au moins j'aurais juste donné mon avis, même s'il est vraisemblable que je n'aie toujours rien compris...
Bien à vous!
Thomas
samedi 26 septembre 2009
Il était temps
de revenir coucher quelques mots ici. De loin, on pourrait croire qu'on s'est endormi alors que c'est tout l'inverse. Beaucoup de belle musique, des rencontres de qualité, et puis quelques nouveautés au studio, à commencer par la nouvelle cabine qui nous permet de disposer de 3 espaces de captation isolés (le grand plateau et donc 2 cabines), sans compter les panneaux acoustiques qui augmentent la combinatoire.
Côté outils, j'ai fait l'acquisition de ce qui pourrait gagner le prix du meilleur equaliseur numérique transparent, en toute modestie. Il s'agit du Red Eq, édité par une boite allemande de geeks (algorithmix) qui développe des outils très haut de gamme pour l'audio. Le Red permet de ne plus avoir à choisir entre la correction recherchée et la coloration habituelle d'un eq. En effet, un eq, qu'il soit numérique ou analogique, a tendance à dégrader le signal par des phénomènes de ripple et de rotations de phase. Au prix d'une forte charge processeur (mais on a ce qu'il faut, hé hé), le Red eq autorise de fortes corrections fréquentielles sans de tels artéfacts. Au mix, ça se traduit d'abord par un respect de la sensation d'espace (sur un couple d'orchestre ou Overheads de batterie), par la possibilité de sculpter le registre grave sans en faire de la gadoue, et de garder des medium-aigus ouverts, sans agressivité. Pas donné le plug, mais je ne peux pas revenir en arrière.
Dans la série des outils de geeks, j'ai aussi rajouté le convertisseur de fréquence Saracon de Weiss qui autorise tous les changements de fréquences (48k<->44.1k-<->96k) sans perte de qualité audible. Ceux qui ont été confrontés à ce problème savent à quel point on peut abimer un signal lors d'une SRC (Sample Rate Conv.).
Outre quelques micros supplémentaires, voilà pour les nouveautés techniques; la prochaine fois, je ferai un tour d'horizon des belles productions que nous avons eu au studio depuis un an, et sur lesquelles je n'ai pas pris le temps de m'exprimer. Je ne me félicite pas...
Bien à vous
Côté outils, j'ai fait l'acquisition de ce qui pourrait gagner le prix du meilleur equaliseur numérique transparent, en toute modestie. Il s'agit du Red Eq, édité par une boite allemande de geeks (algorithmix) qui développe des outils très haut de gamme pour l'audio. Le Red permet de ne plus avoir à choisir entre la correction recherchée et la coloration habituelle d'un eq. En effet, un eq, qu'il soit numérique ou analogique, a tendance à dégrader le signal par des phénomènes de ripple et de rotations de phase. Au prix d'une forte charge processeur (mais on a ce qu'il faut, hé hé), le Red eq autorise de fortes corrections fréquentielles sans de tels artéfacts. Au mix, ça se traduit d'abord par un respect de la sensation d'espace (sur un couple d'orchestre ou Overheads de batterie), par la possibilité de sculpter le registre grave sans en faire de la gadoue, et de garder des medium-aigus ouverts, sans agressivité. Pas donné le plug, mais je ne peux pas revenir en arrière.
Dans la série des outils de geeks, j'ai aussi rajouté le convertisseur de fréquence Saracon de Weiss qui autorise tous les changements de fréquences (48k<->44.1k-<->96k) sans perte de qualité audible. Ceux qui ont été confrontés à ce problème savent à quel point on peut abimer un signal lors d'une SRC (Sample Rate Conv.).
Outre quelques micros supplémentaires, voilà pour les nouveautés techniques; la prochaine fois, je ferai un tour d'horizon des belles productions que nous avons eu au studio depuis un an, et sur lesquelles je n'ai pas pris le temps de m'exprimer. Je ne me félicite pas...
Bien à vous
jeudi 20 novembre 2008
Esmilthan Episode 1

"Les pirates ont passé le ciel. Après avoir volé dans le néant ils se retrouvent à naviguer sur une rivière noire, droit vers les royaumes de cristal. Le lieu où ils naviguent ressemble à l'enfer d'Ereshkigal. Nabuchodonosor, comme dans la gravure de Blake, est à 4 pattes sur la rive dans le creux d'une caverne, tjs dans son état animal, vu que son humanité ne lui a jamais été rendue, punition d'un être noyé dans la raison, le matériel, un égo démoniaque et des millions de personnes tuées et déportées sous son règne. (...) Et les morts montrent encore du doigt Nabuchodonosor, possédé par le démon Pazoozoo s'immoler seul dans sa caverne."
Au départ, il s'agit d'une mythologie, un univers à la Tolkien où se jouent les passions humaines, un théâtre où s'affrontent toutes les créatures du monde. Viennent ensuite le son et l'ima
ge, pour en faire un spectacle total. Esmilthan est le nom du groupe, emmené par Christophe Soret que j'ai déjà présenté dans ce blog. Sauf que ce qui était à l'époque à l'état de projet est à ce jour devenu réalité: la musique est enregistrée et mixée par votre serviteur, et masterisée chez Raphaël qui, suite à la fermeture de la belle maison Dyam, a remonté sa propre structure de mastering. Le site web est à présent en ligne avec l'intégralité de l'album écoutable en streaming. L'univers graphique, très léché, laisse présager de la qualité du livre qui sortira en décembre en édition limitée, le CD y sera joint. Je suis fan, vraiment; la musique est dense, puissante, un opéra électronique auquel se serait invité un groupe de rock avec des gonades.On sort résolument des sentiers battus, bien que l'influence d'AlphaWesen et Queen ne passe pas inaperçue. La démarche pour le marketing et la distribution est aussi très novatrice, et la meilleure nouvelle est que de nombreux épisodes sont déjà en préparation. Je serais étonné que ça ne fasse pas beaucoup de bruit.
mercredi 22 octobre 2008
R10 pour Sirba
dimanche 19 octobre 2008
Le Saxhorn selon David Maillot

En toute honnêteté j'avoue ne pas en avoir vu un d'aussi près jusqu'à ce jour. J'ai une excuse: c'est aussi la première fois depuis que le monde est monde qu'un saxhorniste soliste fut mis devant des micros (ça s'appelle une première mondiale), et je ne suis pas peu fier que ce fut les miens. Pour le profane, l'instrument ressemble à un euphonium ou un petit tuba. Pour les oreilles, ça sonne large et cuivré comme un tuba, mais noble et élégant comme un cor; enfin un cor qu'on aurait bien nourri car c'est dense et chaud, et les Neumann ont bien aimé!
Derrière l'instrument, il y a généralement un musicien, en l'occurence David Maillot, élève de Philippe Fritsch dans la classe de Saxhorn du CNSM. Un petit côté Georges Clooney (regarder la page 8 du livret), David est un virtuose qui ne se la joue pas; il apparaît serein en toute circonstances et arbore un flegme tout britannique. Son jeu est fluide, la difficulté technique de l'instrument ne semble pas exister. On parle pourtant d'un répertoire qui va chercher les extrêmes capacités de l'instrument; à ce titre, je vous invite à tester votre système d'écoute sur le contre-ré grave de la pièce de Gérard Devos, juste avant la cadence, ou sur la dynamique de l'Humoresque d'Alain Bernaud. J'ai de plus été impressionné par ses capacités à transcrire immédiatement dans son jeu les propositions artistiques que Jérémie Dufort (DA) et moi-même lui adressions.
Sur ce disque, la pianiste Géraldine Dutroncy a signé une très belle interprétation aux côté de David. Pour la plupart des pièces du disque, le piano place le décor et porte l'atmosphère des morceaux, et son rôle dépasse de très loin l'accompagnement traditonnel. Ecoutez par exemple la première des "Deux mouvements contrastés" de Gérard Devos. La tubacchanale de Roger Boutry fait aussi partie de mes pièces favorites.
A découvrir donc, chez Hybrid'Music.
vendredi 27 juin 2008
Très en retard...
... pour vous parler des nombreux et beaux projets qui sont passés ces 3 derniers mois au studio. J'espère que l'agenda me laissera revenir raconter toute cette musique dans les prochains jours!
Bien à vous
Bien à vous
lundi 26 mai 2008
'Entre les murs' primé à Cannes!

Décidemment nous choisissons bien nos clients! Après Paris de Klappish, voici 'Entre les murs' de Laurent Cantet ('Vers le sud', 'L'emploi du temps', ...) avec Vanessa Wagner au piano, qui n'est rien moins que primé à Cannes. En souvenir d'une soirée sympathique et détendue au studio avec Vanessa, Barbara et Laurent.
mercredi 7 mai 2008
Sirba Octet - Du Sthtetl à New York
Un matin j'ai donc vu débarquer Isabelle Georges et toute la bande du Sirba, sourire aux lèvres. Joyeuse équipe en effet que ce Sirba: je garde pour moi les anecdotes récoltées autour du BBQ, ainsi que le nombre de bouteilles de champagne qui ont été ouvertes à la fin de l'enregistrement. N'empêche qu'une fois en place derrière les micros, ça ne rigole plus. On a affaire à de grands musiciens avec cet alliage si rare de la rigueur et la délicatesse d'une formation classique (CNSM+Orchestre de Paris pour la plupart), avec la liberté et le groove de musiciens qui ont exploré d'autres horizons.Le résultat est à la hauteur: à la fois grâve et joyeux, intérieur et insouciant, ce disque supporte mal les étiquettes, si ce n'est celle d'une invitation à refaire le voyage des nombreux juifs qui ont dû quitter leur village d'Europe de l'Est pour fuir les pogroms et rejoindre l'Amérique.
Ce fut aussi pour moi l'occasion de lier une amitié sincère avec Richard Schmoucler qui est à l'origine du projet Sirba, avec Mitsou Carré à la Direction Artistique qui a mené avec compétence et délicatesse la captation du disque, Isabelle Georges évidemment (qui -elle- m'en veut encore parce qu'elle voulait faire des claquettes sur mon parquet! :)), et de passer de chouettes moments avec toute l'équipe des musiciens: Bernard Cazauran, Claude Giron, Laurence Allalah, David Gaillard, Christian Brière, Philippe Berrod, Laurent Boukobza, Iurie Morar, ainsi que les arrangeurs (Cyrille Lehn et Yann Olivo).
J'ai eu par la suite le plaisir de mixer et masteriser cet album qui est sorti il y a peu chez Naïve-Ambroisie. Difficile de le rater, il est en tête de gondole de vos disquaires habituels!
lundi 10 mars 2008
'Music for a While' de Sébastien Fournier
Première ébauche d'un disque qui s'annonce magnifique, la session que nous venons de faire avec le contre-ténor Sébastien Fournier est très prometteuse. Le projet est ambitieux: il s'agit rien moins que d'aborder une partie peut-être moins connue du répertoire vocal de Purcell -on pense d'abord aux opéras 'King Arthur' et au 'Dido and Aeneas'- mais dont Alfred Deller nous a laissé une version mémorable (Music for a While avec William Christie, W.Kuijken et R.Skeaping, chez Harmonia Mundi). La démarche est intelligente: Sébastien souhaitait d'abord faire un galop d'essai au studio en conditions réelles avant de se lancer dans l'aventure; je me permets de croire que cette journée passée ensemble a démontré la valeur du projet.Nous avons rendez-vous début juin pour l'enregistrement.
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